Parenthèse Méditative : Le protocole de « l’histoire sans fin » pour libérer une réaction émotionnelle

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La dernière Parenthèse méditative a suscité beaucoup de questions autour des émotions : que faire lorsqu’une émotion nous submerge ? Comment arrêter de ressasser ? Et surtout, comment retrouver notre calme lorsque nous sommes déjà enfermés dans une réaction ?

Je vous propose donc de reprendre les choses très concrètement, pour découvrir, étape après étape, le protocole précis qui vous permettra de vous libérer de vos émotions perturbatrices souffrantes. 

Vous saurez ainsi comment retrouver une pleine possession de vos moyens et de vos ressources pour avancer avec plus de liberté, de calme et de lucidité.

Bonne écoute 
Maxime Gréau

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1. Quand l’émotion décide à notre place

Pour commencer, revenons rapidement sur un point essentiel : la différence entre agir et réagir.

1). Agir, c’est pouvoir regarder une situation telle qu’elle est et choisir librement ce que nous voulons en faire. C’est cela, le libre arbitre.

Il nous est alors possible de parler naturellement, de poser une limite sainement, de dire oui ou de dire non, de rester ou de partir, sans le vivre intérieurement comme quelque chose de difficile.

2). Réagir, au contraire, c’est ne plus avoir véritablement le choix, un peu comme si un mode automatique s’enclenchait et nous propulsait dans une direction unique qui échappe à notre volonté !

À ce moment-là, nous nous mettons en colère, par exemple, ou nous envoyons un message froid ou piquant qu’il nous arrive même de regretter.

Au contraire, il peut aussi nous arriver de rester figés, presque paralysés, tandis qu’une partie de nous voudrait pourtant exprimer son mécontentement.

Alors, tant qu’une émotion décide à notre place, (même si nous estimons notre réaction légitime), cette réaction reste une réaction, et donc une ABSENCE de liberté qui finira, soyez-en certains, par nous revenir comme un boomerang ! Cause et effet !

Notre objectif n’est donc pas de ne plus rien ressentir, très loin de là, mais d’être capables de ne pas nous laisser emporter par ce que nous ressentons afin de choisir CHOISIR notre réponse, en âme et conscience.

2. Quitter l’émotion pour sortir de la boucle

À présent, je vais vous demander de faire quelque chose de contre-intuitif : cesser de vous occuper du problème qui vous taraude et vous fait souffrir !

Et là, normalement, vous me répondez : « Mais non, Maxime, je ne peux pas, j’ai besoin de me sortir de ce pétrin ! »

Et je comprends très bien.

Lorsque nous avons mal, nous cherchons systématiquement une solution rapide et efficace pour nous extraire de ce moment pénible. MAIS c’est pourtant précisément cette intention qui nous maintient dans la problématique.

En fait, nous sommes ici face à un problème d’attention, un peu comme si je vous demandais de NE surtout PAS penser à un éléphant rose…

  • Vous connaissez la suite : plus vous y pensez, plus cet éléphant existe dans votre conscience, n’est-ce pas ?
  • Autre exemple : plus vous avez froid et plus vous vous crispez, et plus vous ressentez vivement le froid et la douleur de la crispation.

Autrement dit, ce sur quoi je porte mon attention s’amplifie, pour la simple et bonne raison que le mental et l’émotion se répondent en permanence.

Une pensée douloureuse fait naître une émotion perturbatrice, cette émotion produit de nouvelles pensées limitantes (polarisées) et chacune de ces pensées renforce, à son tour, ce que nous ressentons.

C’est une boucle infernale, une histoire sans fin (un bad trip) dans laquelle nous pouvons parfois rester enfermés pendant des jours, des mois, voire des années dans les scénarios les plus dramatiques !

La solution :

Pour nous en sortir et régler notre problème par la même occasion, il nous faut donc quitter l’émotion, nous en « décoller » pendant quelques instants pour revenir à quelque chose de beaucoup plus concret : notre corps !

Il ne s’agit pas, bien sûr, de nier ce que nous ressentons, ni de repousser l’émotion ni de faire comme si tout allait bien, mais bien de laisser l’émotion circuler, mais cette fois-ci, SANS subir son côté désagréable 😉

Car une émotion et une sensation corporelle sont deux choses différentes.

Dans notre corps, l’émotion se traduit par une gorge serrée, une boule dans le ventre, une chaleur dans le visage ou une tension dans les épaules… rien de bouleversant en soi.

Notre attention quitte alors l’émotion et le discours du mental pour ne s’occuper exclusivement que des sensations.

En cessant de nourrir l’histoire et en revenant à ces sensations concrètes, nous pouvons interrompre la boucle, car, sans émotion perturbatrice, le mental n’a plus rien à dire et, s’il ne dit plus rien, il ne génère plus de nouvelle émotion perturbatrice.

Do you understand what I’m telling you?

Et maintenant, voyons concrètement comment nous y prendre.

3. Le protocole de « l’histoire sans fin », étape après étape

Vous allez voir, ce protocole est très simple, mais simple ne veut pas forcément dire facile, car il va vous demander de faire exactement l’inverse de ce que vous faites habituellement.

Plutôt que chercher à faire disparaître ce qui nous dérange (émotions, sensations, douleurs) nous allons cette fois-ci nous contenter de la repérer, de la nommer et, pardonnez-moi l’expression, lui foutre la paix !

  • 3.1. Choisissez une situation précise

Pour commencer, installez-vous dans un endroit calme, où vous ne serez pas dérangé pendant quelques minutes, puis choisissez une situation qui provoque encore une réaction en vous.

Évitez les sujets trop vagues comme « mon couple », « mon travail » ou « ma vie ». Choisissez plutôt une scène précise, une parole, un souvenir ou une pensée particulière.

Vous pouvez également formuler intérieurement la phrase exacte qui vous fait réagir :

  • « Il m’a laissé tomber »
  • « Elle ne me respecte pas »
  • « Je ne vais jamais y arriver »

Gardez bien cette phrase en mémoire, car nous y reviendrons à la fin du protocole pour vérifier si votre réaction a changé.

  • 3.2. Fermez les yeux et observez votre corps

Fermez maintenant les yeux, repensez à la situation et observez simplement ce qui se passe dans votre corps.

  • Où est-ce que ça réagit ?

Peut-être dans votre gorge, votre poitrine, votre ventre, votre dos ou vos épaules. La sensation peut être forte, mais elle peut également être très légère : une tension, une chaleur, un frisson, un pincement ou un simple mouvement presque imperceptible.

À partir de cet instant, ne vous occupez plus du nom de l’émotion, et ne cherchez plus à savoir si vous êtes en colère, triste, inquiet ou déçu. Laissez également l’histoire de côté pour vous intéresser uniquement à la sensation corporelle.

  • 3.3. Nommez seulement l’endroit

Lorsque vous repérez une première sensation, nommez simplement la partie du corps dans laquelle elle se manifeste :

  • « La gorge. »
  • « Le ventre. »
  • « Les épaules. »
  • …

Vous n’avez pas besoin de chercher ce que cette sensation signifie, d’où elle vient ni pourquoi elle se trouve précisément à cet endroit. Vous la reconnaissez, vous nommez la zone concernée et c’est tout.

  • 3.4. Oubliez-la et cherchez ailleurs

Voici maintenant le point le plus important du protocole.

  • Dès que vous avez nommé la première sensation, oubliez-la et demandez-vous :
  • « Est-ce qu’il y a autre chose ailleurs dans mon corps ? »

Vous laissez alors une nouvelle sensation apparaître, vous nommez simplement l’endroit, puis vous passez à autre chose.

Il ne s’agit pas de balayer méthodiquement votre corps de la tête jusqu’aux pieds, car vous ne décidez pas à l’avance de l’endroit que vous allez observer. Laissez simplement votre attention être attirée par une nouvelle zone.

L’idée est d’adopter une attitude presque nonchalante, un peu comme un adolescent de 16 ans qui n’a aucune envie d’en faire toute une histoire :

  • « Ah, les épaules… Très bien.
  • Est-ce qu’il y a autre chose ?
  • Le genou… D’accord.
  • Et ailleurs ? »

Votre seule mission consiste à reconnaître la sensation, à nommer l’endroit où elle se trouve, puis à “l’oublier” pour passer à la suivante.

Si une sensation revient plus tard au même endroit, ce n’est absolument pas un problème. Vous la nommez de nouveau, puis vous continuez votre chemin.

  • 3.5. N’essayez surtout pas de contrôler ce qui se passe

Pendant l’exercice, ne cherchez pas à respirer profondément pour vous calmer, à détendre volontairement une partie de votre corps ni à faire disparaître une sensation.

Je sais, c’est tentant !

Mais souvenez-vous que votre objectif n’est pas de contrôler ce qui se passe. Votre travail consiste uniquement à percevoir une sensation, à nommer l’endroit, puis à déplacer votre attention.

Si votre corps soupire, bâille ou prend spontanément une grande inspiration, laissez-le faire. En revanche, ne provoquez rien dans l’espoir d’obtenir un résultat plus rapidement.

Moins vous intervenez, plus vous laissez votre corps accomplir naturellement son travail.

  • 3.6. Continuez jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien

Poursuivez ainsi de sensation en sensation.

Certaines vont disparaître très rapidement, d’autres vont se déplacer et quelques-unes reviendront peut-être plusieurs fois. Encore une fois, vous n’avez rien à contrôler et surtout rien à réussir.

À un moment donné, vous ne trouverez plus aucune sensation particulière ou tout vous semblera suffisamment calme. Vous pourrez alors rouvrir les yeux.

  • 3.7. Revenez exactement au point de départ

Repensez maintenant à la situation choisie au début et répétez intérieurement LA MÊME phrase.

  • Que se passe-t-il cette fois-ci dans votre corps ?

Si cette pensée est devenue neutre et qu’elle ne provoque plus aucune réaction (sensation) particulière, le protocole est terminé !

Si une nouvelle sensation apparaît, fermez à nouveau les yeux et recommencez pour effectuer un nouveau passage. Une fois fait, vous pourrez à nouveau revenir à la situation de départ pour vérifier ce qu’il reste.

C’est précisément pour cette raison que j’ai baptisé cette technique « l’histoire sans fin » : car elle consiste à revenir au même problème initial jusqu’à ce que celui-ci ne produise plus de réaction émotionnelle.

À l’issue de ce protocole, la situation extérieure n’aura peut-être pas changée en apparence, mais en ce qui vous concerne, la différence sera totale, car cette même situation n’aura plus d’emprise sur vous.

  • Ce qui m’amène à vous poser la question suivante : Si un même problème ne vous pose plus de problème, est-ce toujours un problème ?

Dans le replay de cette Parenthèse méditative, nous réalisons ensemble trois expériences guidées pour vous permettre de vivre concrètement ce déplacement de l’attention.

Je vous recommande vraiment de pratiquer le protocole avec moi au moins une fois, car cette méthode a besoin d’être vécue pour être intégrée puis reproduite en autonomie plus tard chez vous.

4. En pleine crise, ne cherchez pas immédiatement à utiliser cette méthode

Paradoxalement, je ne vais pas vous conseiller cette méthode, aussi efficace et puissante soit-elle, dans toutes les configurations, car il est important de distinguer deux états que tous les humains vivent :

  • Celui dans lequel nous sommes dans notre quotidien la plupart du temps,
  • Celui des crises de vie, pendant lesquelles nous sommes globalement dysfonctionnels.

Tant que nous disposons de suffisamment de hauteur et de recul pour fermer les yeux, observer nos sensations et appliquer le protocole de « l’histoire sans fin », faisons-le.

Mais si une crise de vie vous terrasse en ce moment même, alors, privilégiez une technique de Gestion de crise plutôt que de chercher à accepter et à accueillir l’inacceptable…

Mais alors, peut-être vous demandez-vous comment régler le problème si vous ne vous en occupez pas ?

Et je vous répondrai que, de toute façon, les décisions que vous prendrez tant qu’elles seront issues d’un état de crise dysfonctionnel ne pourront pas vous apporter satisfaction à moyen et long terme.

Au mieux, vous ressentirez un soulagement, qui non seulement ne durera pas mais qui en plus, ne fera que recharger (plus vivement encore) le problème que vous rencontrez.

En période de crise, nous ne voyons plus la situation telle qu’elle est. Nous la regardons à travers notre peur, notre colère, notre tristesse ou notre sentiment d’impuissance. Nous sommes tellement enfermés dans le problème que nous ne voyons plus plus loin que le bout de notre nez !

Pour être précis, sous l’effet d’un stress intense, les circuits d’alerte liés notamment à l’amygdale dans notre cerveau prennent davantage de place, tandis que certaines capacités du cortex préfrontal, comme le recul, la mémoire de travail, le discernement et la flexibilité, deviennent momentanément moins accessibles.

Notre cerveau passe alors d’un fonctionnement raisonnable et posé à un fonctionnement réflexe de survie.

Dans cet état, continuer à réfléchir au problème revient un peu à appuyer sur l’accélérateur alors que votre voiture est embourbée. Plus vous insistez, plus vous vous enfoncez !

 

La solution anti-crise : Cesser provisoirement de chercher une solution.

 

Allez marcher, passez un moment dans la nature, regardez un film, appelez une personne qui vous fait du bien, retrouvez des amis ou demandez de l’aide à votre coach, votre thérapeute ou une personne capable de vous accompagner sans entrer avec vous dans la crise.

Cette parenthèse peut durer une heure, une journée, quelques jours ou parfois un peu plus longtemps, mais peu importe.

Pour l’instant, votre objectif n’est pas de devenir la meilleure version de vous-même ni de résoudre toute votre vie, mais simplement de prendre soin de vous et de revenir progressivement dans un état qui vous permettra d’agir efficacement vers une solution.

Dès que possible, vous pourrez alors reprendre le protocole de régulation émotionnelle et finir le travail de libération.

 

Distinction importante cependant : la bienveillance et la complaisance.

 

1). La bienveillance consiste à reconnaître que, pour l’instant, vous n’êtes pas en capacité de faire mieux et que vous avez besoin de souffler.

2). La complaisance commencerait si vous utilisiez cette pause pour ne jamais revenir vers ce qui a besoin d’être regardé, régulé ou transformé.

Et si vous tournez en rond, si la crise dure ou si l’émotion est trop forte pour être traversée seul, faites-vous accompagner. Ce n’est ni une faiblesse ni un échec. Il est parfois impossible de voir clairement ce qui se passe lorsque nous sommes enfermés à l’intérieur, alors qu’un regard extérieur peut nous aider à retrouver beaucoup plus rapidement le chemin de la sortie.

5. Si une émotion remonte, vous n’avez pas échoué

Parfois, vous me demandez quand toutes ces émotions s’arrêteront et quand vous serez enfin en paix, calme, posé et solidement ancré…

Pour vous répondre, imaginez votre inconscient comme un iceberg et votre conscience comme un soleil.

Tant que l’iceberg est gelé, une grande partie de vos blessures, de vos peurs et de vos mécanismes de défense restent invisibles et immergés. Impossible pour vous de les voir, de les reconnaître ni de les traiter.

Pourtant, eux, continuent à agir sur vous, car ils sont bel et bien là et font partie de vous. Vous ne les voyez simplement pas, car cela échappe à votre conscience.

 

On appelle cela :être inconscient de son inconscience

 

Avec un peu de pratique comme vous le faites en ce moment même, vous réchauffez peu à peu cet iceberg ! Celui-ci se met alors à fondre et libère ainsi progressivement tout ce qu’il contenait !

Des émotions, des blessures ou d’anciennes réactions peuvent donc remonter à la surface. Ce n’est sans doute pas toujours agréable, je vous l’accorde, mais c’est grâce à ces remontées que vous pouvez enfin les voir et vous en libérer !

 

Car nous ne pouvons traiter que ce qui devient visible.

 

Une remontée émotionnelle représente donc le contraire d’une régression, car elle est la preuve incontestable d’un iceberg en train de fondre et d’un être humain qui se libère.

L’objectif n’est donc pas celui de devenir parfaitement calme en toutes circonstances ni de ne plus jamais réagir, mais bien de savoir quoi faire et comment le faire pour transformer toute perturbation quelle qu’elle soit, en croissance et en bonheur supplémentaire.

 

On appelle cela :
être conscient de son inconscience

 

Alors, la prochaine fois qu’une émotion remontera et vous embêtera, essayez de ne pas vous juger trop vite, accueillez-la simplement comme une bonne nouvelle et une occasion rêvée de vous libérer.

Et n’oubliez pas : si cela remonte, c’est que vous êtes maintenant prêt à vous en occuper.

6. En nous libérant, nous transformons aussi nos relations

Vous est-il déjà arrivé de blesser une personne que vous aimez, alors que ce n’était absolument pas votre intention ? Je crois que nous connaissons tous la réponse…

Personnellement, quand j’y pense, cela me rend triste parfois, et je me sens désolé de l’avoir fait. Souvent dans ces moments, je demande pardon à la personne, elle ne le sait pas, mais c’est ce qui me semble juste dans l’instant…

Alors certes, nous avons tous prononcé des paroles trop dures, envoyé un message trop froid, fermé une porte trop violemment, mais cela ne fait pas de nous de mauvaises personnes, cela fait simplement de nous des êtres humains encore parfois dirigés par leurs blessures.

Si je vous dis cela, c’est pour vous amener dans trois directions, et la première, est celle du travail sur soi.

  • 6.1. Réguler permet de faire moins de mal aux autres

Vous avez raison de faire ce que vous faites, car plus nous sommes enfermés dans une réaction émotionnelle, plus nous confondons la personne telle qu’elle est avec le danger qu’elle représente :

  • Notre peur d’être rejeté,
  • Notre sentiment d’injustice,
  • Notre besoin d’être reconnu ou une ancienne blessure qui vient soudainement de se réveiller.

Et c’est depuis cet endroit que nous parlons, que nous accusons, que nous nous fermons ou que nous attaquons.

Pour éviter tous ces petits et gros drames, traiter nos blessures et réguler nos émotions reste donc la meilleure des décisions.

Mais attention, même avec les meilleures intentions du monde, il nous arrivera encore de blesser certaines personnes, c’est inévitable.

L’objectif n’est donc pas de ne plus jamais faire de mal, mais d’être simplement clair avec ses intentions et prendre la direction la plus propice à son bonheur et celui des autres, tout en sachant que cette direction ne pourra pas plaire à tout le monde.

  • 6.2. Réguler une émotion ne signifie pas tout accepter

Puis vient la seconde :

Se libérer d’une réaction émotionnelle ne signifie pas devenir mou, passif ou incapable de poser une limite, c’est l’inverse.

Vous pouvez plus facilement dire non, exprimer votre désaccord, quitter une relation ou affirmer clairement qu’un comportement ne vous convient pas.

La différence ne se trouve pas forcément dans les mots que vous employez, mais dans l’endroit depuis lequel vous les prononcez.

Une même phrase peut être utilisée pour blesser, punir ou reprendre le pouvoir sur l’autre. Elle peut aussi être prononcée calmement pour vous respecter et protéger ce qui est important pour vous.

Dans les deux cas, les mots peuvent sembler identiques, mais l’intention, l’énergie et les conséquences seront complètement différentes.

  • 6.3. Réguler nous aide à aimer vraiment

Dès lors que nous ne sommes plus en réaction, nous devenons capables de comprendre qu’une personne qui nous blesse agit elle aussi depuis ses peurs, ses mécanismes de défense et ses propres blessures.

Cela ne signifie pas tout excuser, tout accepter ni rester auprès d’une personne dangereuse.

Mais cela signifie que le jeu du ping-pong peut enfin s’arrêter et que nous ne sommes plus obligés de nous venger ou de faire subir aux autres ce que nous avons subi nous-mêmes !

Autrement dit, la charge de la personne s’arrête à elle et nous ne serons plus de relais, car sa charge ne nous impacte plus.

En revanche, de notre point de vue de personne libre, nous sommes au contraire en mesure de reconnaître sa souffrance et de comprendre pourquoi cette personne réagit de la sorte et qu’elle ne peut dans l’instant pas faire autrement !

On appelle cela : la compassion !

La libération émotionnelle ne transforme donc pas seulement notre monde intérieur, mais transforme notre manière d’aimer, de parler, d’écouter, d’accueillir…

Et finalement, chaque émotion dont nous nous libérons est à la fois un cadeau que nous nous faisons à nous-mêmes et un cadeau que nous offrons à toutes les personnes qui partagent notre vie.

7. À vous de jouer

Prenez un instant pour penser à une situation qui revient régulièrement dans votre vie.

  • Une parole,
  • Un conflit,
  • Une peur ou un souvenir qui continue à vous faire réagir.

Que se passerait-il si, pendant quelques minutes, vous cessiez de chercher une solution avec votre mental pour laisser votre corps accomplir son travail ?

Vous n’avez pas besoin de commencer par la blessure la plus douloureuse de votre histoire. Choisissez simplement une situation accessible, puis observez ce qui se passe lorsque vous nommez une sensation, que vous l’oubliez et que vous demandez doucement : « Est-ce qu’il y a autre chose ? »

La liberté ne consiste pas à contrôler tout ce qui nous arrive mais commence lorsque ce qui nous arrive ne contrôle plus automatiquement notre réponse.

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À très bientôt, Maxime Gréau

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Si cet article résonne en vous, vous pouvez prolonger l’expérience en accédant au replay complet de cette Parenthèse Méditative.

🎧 Le replay complet (enseignement + méditation MP3) est disponible ici pour 5 €

Inclus dans ce Replay :

  • Le Replay de la Parenthèse Méditative au format MP4
  • La méditation guidée au format MP3 avec bande son
  • La méditation guidée au format MP3 sans bande son
  • Un accès à l’espace membre accessible sur tablette et smartphone

Ce que vous allez découvrir dans cette séance

  • Vous comprendrez la différence fondamentale entre agir librement et réagir sous l’emprise d’une émotion.
  • Vous découvrirez comment le mental et l’émotion s’alimentent mutuellement, jusqu’à nous enfermer dans une véritable « histoire sans fin ».
  • Vous apprendrez, étape après étape, le protocole complet qui permet de quitter cette boucle et de retrouver la pleine possession de vos moyens.
  • Vous saurez faire la différence entre une émotion que vous pouvez réguler et une véritable crise, pendant laquelle votre priorité sera d’abord de prendre soin de vous.
  • Vous comprendrez pourquoi la remontée d’une émotion n’est pas le signe d’une régression, mais celui d’un iceberg intérieur qui fond et vous permet de vous libérer.
  • Et surtout, vous vivrez trois expériences guidées pour apprendre à repérer une sensation, la nommer, déplacer votre attention et vérifier concrètement que la charge émotionnelle a disparu.

En quoi cette séance est-elle précieuse ?

Comprendre pourquoi nous réagissons est une chose, mais réussir à sortir d’une réaction au moment où elle nous emporte en est une autre.

Cette Parenthèse Méditative ne vous apporte donc pas simplement une nouvelle explication sur les émotions, elle vous transmet un protocole concret que vous allez pouvoir expérimenter trois fois pendant la séance, afin de l’intégrer puis de le reproduire plus tard, en toute autonomie.

Vous apprendrez ainsi à faire quelque chose que notre mental ne sait pas faire seul : cesser de nourrir le problème, revenir dans votre corps et laisser l’émotion circuler sans subir toute la souffrance qu’elle transporte habituellement avec elle.

Une fois ce protocole intégré, vous pourrez l’utiliser chaque fois qu’une parole, un souvenir, une peur ou une situation vous enfermera dans une réaction.

Et c’est sans doute là que cette séance devient particulièrement précieuse, car en vous libérant d’une émotion perturbatrice, vous ne retrouvez pas seulement votre calme : vous retrouvez votre libre arbitre, c’est-à-dire votre capacité à choisir ce que vous souhaitez dire, faire, accepter ou refuser, tout en transformant profondément votre relation à vous-même et aux autres.

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