Nous avons vu dans le fonctionnement de notre égo, comment progressivement, croyances après croyances, notre vision du monde s’installe.
Une réalité personnelle
de ce que nous pensons pouvoir faire ou de ce que nous pensons ne pas pouvoir faire s’impose à nous par « interprétation » de ce que nous vivons. Il en résulte des choses possibles – à notre portée – et des choses impossibles, le tout selon des raisons personnelles !
Une sorte de cadre dans lequel nous avons plus ou moins d’amplitude.
Un cadre de conditionnements, qui, de manière plus ou moins consciente clôturent notre vie. C’est ce que l’on appelle « le champs du possible ».
Plus notre « champs » est grand et plus nous pouvons être une personne ouverte, variée et disposant d’un potentiel, plus notre « champs » est restreint et plus nos rêves sont petits !
Vous trouverez ci-dessous une courte vidéo (1:49 mn) pour illustrer ce concept :
Si tu as un rêve tu dois le protéger (À La Recherche Du Bonheur)
[youtube w=’600′ h=’338′ code=’FZF2b0jCVJc’ position=’centre’]
« Je sais que, petit à petit et en fonction des retours d’expériences que j’ai, certaines choses aboutissent de manière positive et d’autre de manière négative. Ceci est MON expérience et semble tout à fait tangible de MON point de vue. »
Si je ne remets pas ces expériences en question, je les « fige » et elles deviennent des constantes.
Cette vision du monde devient alors une identité à laquelle on s’attache. Elle devient nous, et constitue notre réalité de la vie. C’est la naissance de notre conditionnement mental et de notre égo. Quelque chose qui dit « ceci est possible pour moi » car je pense comme ceci. Je suis donc ceci comparativement au reste du monde.
Création de NOTRE réalité
Cet étiquetage
de la vie, de nos expériences, de notre réalité est donc limité et limitant à ses propres fondements. Il y a un seuil haut et un seuil bas, une clôture. Chaque personne étant unique, chacun a ses limites.
D’un point de vue général, c’est ce qui fait que pour une même chose, certains la trouveront accessible et d’autres inaccessible. Question de limites personnelles et de vision du monde, en sommes, de conditionnement !

Il y a donc des croyances positives et d’autres négatives. Certaines vont avoir un effet de croissance (croyance ressource) tandis que d’autre vont avoir un effet négatif (croyance limitante).
Par expériences successives, notre égo va se solidifier en « figeant » les expériences que nous faisons. C’est-à-dire que chaque expérience va être étiquetée et classée selon des critères de bon, de pas bon, d’agréable, de douloureux, de gentil, de méchant et ainsi de suite…
De la sorte, une identification supplémentaire prend naissance au fur et à mesure que la vie avance. Nous nous identifions au travers des expériences que nous faisons. Notre égo s’en nourrit.
La « généralisation », phénomène de fermeture et de cloisonnement
Certaines expériences nous correspondent probablement plus que d’autres c’est vrai. Et c’est aussi vrai que certaines expériences semblent négatives.
Ceci dit, cela ne veut pas dire que ce même fait ayant eu comme conséquence une expérience négative, signifie que tous ces mêmes faits auront cette même conséquence !!
De plus ce fait à été vécu comme négatif uniquement de votre point de vue. Une autre personne – à votre place dans ce même contexte – l’aurait très probablement vécu d’une autre façon !
Il est donc faux, injuste et incomplet de généraliser une situation comme bonne ou mauvaise, comme positive ou négative. Encore une fois, ceci est un point de vue qui nous appartient et qui se met en place en fonction de NOS croyances et de NOS visions du monde.

De plus, c’est également une question de moment de vie. Les expériences ont plus ou moins d’impact en fonction des moments de vie que nous traversons. Aussi, une expérience vécue à un certain moment ne sous-entend pas que, plus tard, avec les années et l’expérience cette situation soit vécue de la même manière !
En revanche, si cette première expérience venait à être étiquetée et/ou figée, elle n’aurait plus de seconde chance et nous ferions preuve à ce moment là de fermeture au monde, aux expériences, à la vie sous prétexte que soi-disant nous connaissons !!
Ainsi donc et d’une manière très naturelle et automatique, nous excluons énormément de choses de notre vie, soit disant parce qu’elles ne sont pas « bonnes » pour nous !
Attention, il est vrai toutefois, que certaines choses sont toxiques. Ce peut être des expériences ou des personnes. Dans ce cas, et par respect pour soi-même, il est de notre devoir de ne pas y retourner !!
Pour faire la différence entre ces deux choses – à savoir sa fermeture sur les choses et le respect de soi – observer le fondement de votre jugement :
- Est-ce un apriori ou des choses que l’on m’a racontées ? (C’est très souvent le cas).
- Est-ce une expérience vécue ? Et si c’est le cas, à quand remonte cette expérience ? Les choses ont-elles changées depuis, ai-je changé moi-même ?
En fonction de ces réponses, jugez par vous-même si vous êtes en train de vous raconter des histoires ou si vous savez VRAIMENT de quoi vous parlez.
« Les Déclics » – Lotfaï interviewé par Morgane Bouget 14ans (2:32)
[youtube w=’600′ h=’338′ code=’VyxXqfpPvTw’ position=’centre’]
Si vous n’avez jamais fait ce travail de prise de recul sur vos situations, vous allez vous apercevoir qu’une très grande majorité de nos jugements sont hâtifs et ne passent pas par la case « seconde chance ». Ils devront à présent être remis en question ! 😉
Et c’est très compliqué de remettre en question son égo qui est persuadé de tout savoir mieux que tout le monde !! 😉
Si vous êtes en réaction actuellement en lisant ces mots, si vous vous dites que vous vous connaissez suffisamment bien sans avoir besoin de tout remettre en cause, si vous vous dites que ce n’est pas possible de tout remettre en question comme ça, si vous vous dites que tout ça sont des âneries…, alors vous êtes en train de juger, d’étiqueter et de figer…
Votre égo fonctionne donc très bien 😉 Mais attention, vous excluez donc, par la même occasion, toute nouvelle façon de voir les choses et de voir la vie… Il ne se passera donc rien de nouveau dans votre vie que ce que vous connaissez déjà !
Est-ce bien ce que vous voulez ?!
Ce mécanisme de jugement, d’identification et d’étiquetage est subtil et progressif. Si nous n’y faisons pas attention, nous finissons par y croire nous-même et penser que c’est lui qui s’impose à nous sans que nous puissions rien y faire. Un peu comme un destin prédéterminé qui ne nous laisserait pas d’autre choix que de subir.
La vérité en est tout autre ! C’est bien NOTRE propre interprétation de nos expériences et de celles des autres, qui, une fois jugées, étiquetées et figées, donnent naissance à notre « perception » de NOTRE réalité et forme notre égo.
A lire également :
- Comment prendre conscience de son « ÉGO » et de son « ÊTRE »
- Pourquoi méditeriez-vous ? – Introduction
- Savoir gérer ses réactions émotionnelles et ne plus en être dépendant
- Psychologie positive : La vie nous veut du bien !
- 4 mots de vocabulaire indispensables !
- Essence | Qualité | Forme
4 réponses
Beaucoup de personnes témoignent de leurs expériences du bonheur et pensent l’avoir enfin trouvé. Ils disent être heureux, c’est merveilleux et surement vrai au moment où ils le disent. Bien sûr, la plupart a compris beaucoup de choses essentielles, notamment celles de choisir d’être heureux. Ils ont constaté que leur condition de vie n’était qu’une composante de leur vie et qu’elle ne pouvait en aucun cas, à elle seule, leur apporter le bonheur : que la joie, l’optimisme, la pratique du moment présent, l’introspection permanente, la bienveillance, l’altruisme, la compassion et la générosité entre autres, contribuent fortement à atteindre leur bonheur. Tout ceci est clair, bien compris et fonctionne très bien pour atteindre le bonheur. Mais de quel bonheur parle-t-on ? sont-ils sûr qu’il s’agit du bonheur éternel. Celui qui sera toujours présent en eux, quelques soient les plus terribles circonstances de la vie? Je me considère d’ailleurs heureux comme toutes ces personnes qui décrivent très bien leur bonheur. Chacun a sa définition du bonheur mais est ce qu’il n’y aurait pas une définition universelle. Je ne prétends nullement avoir compris et encore moins avoir trouvé le bonheur ultime. Je n’ai qu’un humble avis !
Pour moi, le bonheur ultime ne se cherche pas, il ne se ressent pas, ni même après avoir mis en place toutes les qualités nommées ci-dessus. Si on cherche le bonheur et qu’on le trouve avec ces moyens habiles, ce ne sera qu’un bonheur relatif car on va l’opposer au malheur, et donc, s’y attacher pour ne pas le perdre. Et cet attachement sera une source de souffrance.
Le bonheur EST et ne doit pas être opposé au malheur. Le malheur EST et ne doit pas être opposé au bonheur. Les stoïciens parlent de l’Ataraxie, cette paix de l’âme que nous avons au fond de nous, et qui se révèle à nous, après avoir compris et accepté toutes les circonstances de la vie, même les plus douloureuses et les plus dramatiques, sans les opposer les unes aux autres. La paix existe parce qu’on l’oppose à la guerre, le bruit par rapport au silence, la lumière à l’obscurité, le bien au mal, le malheur existe parce qu’on l’oppose au bonheur, etc… Il nous faut annihiler la notion de dualité pour bien appréhender l’idée même de non dualité. Et après avoir compris et expérimenté cette notion, on est probablement dans l’être, dans la vision ultime des choses.
Il nous faut sortir du jugement permanent que l’on porte sur les choses, les circonstances, les évènements et les gens en particulier car c’est notre jugement qui crée la dualité. En effet, notre tendance naturelle est de nous tourner vers ce qui nous semble bon et juste pour nous, et rejeter ce qui est mauvais, donc juger. Cette appréciation immanente à notre esprit, est la conséquence de l’analyse réflexive que l’on se fait du bien et du mal, du je veux, je rejette. Elle est la conséquence de nos sensations et perceptions qui éveillent en nous le sentiment plaisant ou déplaisant qui vient titiller mon petit moi qui lui aussi se différencie du reste du monde. Tant que l’identification de mon Etre se fera par opposition aux autres, je serai encore longtemps dans la souffrance et donc inapte au bonheur.
Accepter les choses sans jugement, ne veux pas dire se résigner, mais observer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas, afin d’adapter au mieux nos actions et prendre les bonnes décisions qui s’imposent avec un esprit calme et serein.
Je viens de parler d’attachement et je crois que c’est là le nœud du problème. Désirer une chose sans attachement c’est accepter pouvoir la perdre sans en souffrir. Le bonheur est en nous, et il nous faut juste, si je puis dire, découvrir les voiles de notre ignorance pour le révéler.
L’ignorance ne veut pas dire que nous sommes sots. Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont mais telles que nous les construisons à travers le prisme de notre mental, formatées par notre éducation et nos expériences auxquelles nous nous identifions et attribuons une solide réalité.
Nous ne sommes pas ce que nous croyons être, car nous nous identifions à notre moi et nous nous y attachons alors qu’il n’est qu’une illusion. Nous sommes dans la caverne de Platon. Car même si la situation n’est pas idéale, nous nous en accommodons autant que faire se peut. On se dit que c’est la vie et on ne cherche pas à regarder ailleurs, ni même à ouvrir les yeux pour changer notre vision du monde. La seule question à se poser est : et si les choses étaient comme elle doivent être ?
Beaucoup de personnes témoignent de leurs expériences du bonheur et pensent l’avoir enfin trouvé. Ils disent être heureux, c’est merveilleux et surement vrai au moment où ils le disent. Bien sûr, la plupart a compris beaucoup de choses essentielles, notamment celles de choisir d’être heureux. Ils ont constaté que leur condition de vie n’était qu’une composante de leur vie et qu’elle ne pouvait en aucun cas, à elle seule, leur apporter le bonheur : que la joie, l’optimisme, la pratique du moment présent, l’introspection permanente, la bienveillance, l’altruisme, la compassion et la générosité entre autres, contribuent fortement à atteindre leur bonheur. Tout ceci est clair, bien compris et fonctionne très bien pour atteindre le bonheur. Mais de quel bonheur parle-t-on ? sont-ils sûr qu’il s’agit du bonheur éternel. Celui qui sera toujours présent en eux, quelques soient les plus terribles circonstances de la vie? Je me considère d’ailleurs heureux comme toutes ces personnes qui décrivent très bien leur bonheur. Chacun a sa définition du bonheur mais est ce qu’il n’y aurait pas une définition universelle. Je ne prétends nullement avoir compris et encore moins avoir trouvé le bonheur ultime. Je n’ai qu’un humble avis !
Pour moi, le bonheur ultime ne se cherche pas, il ne se ressent pas, ni même après avoir mis en place toutes les qualités nommées ci-dessus. Si on cherche le bonheur et qu’on le trouve avec ces moyens habiles, ce ne sera qu’un bonheur relatif car on va l’opposer au malheur, et donc, s’y attacher pour ne pas le perdre. Et cet attachement sera une source de souffrance.
Le bonheur EST et ne doit pas être opposé au malheur. Le malheur EST et ne doit pas être opposé au bonheur. Les stoïciens parlent de l’Ataraxie, cette paix de l’âme que nous avons au fond de nous, et qui se révèle à nous, après avoir compris et accepté toutes les circonstances de la vie, même les plus douloureuses et les plus dramatiques, sans les opposer les unes aux autres. La paix existe parce qu’on l’oppose à la guerre, le bruit par rapport au silence, la lumière à l’obscurité, le bien au mal, le malheur existe parce qu’on l’oppose au bonheur, etc… Il nous faut annihiler la notion de dualité pour bien appréhender l’idée même de non dualité. Et après avoir compris et expérimenté cette notion, on est probablement dans l’être, dans la vision ultime des choses.
Il nous faut sortir du jugement permanent que l’on porte sur les choses, les circonstances, les évènements et les gens en particulier car c’est notre jugement qui crée la dualité. En effet, notre tendance naturelle est de nous tourner vers ce qui nous semble bon et juste pour nous, et rejeter ce qui est mauvais, donc juger. Cette appréciation immanente à notre esprit, est la conséquence de l’analyse réflexive que l’on se fait du bien et du mal, du je veux, je rejette. Elle est la conséquence de nos sensations et perceptions qui éveillent en nous le sentiment plaisant ou déplaisant qui vient titiller mon petit moi qui lui aussi se différencie du reste du monde. Tant que l’identification de mon Etre se fera par opposition aux autres, je serai encore longtemps dans la souffrance et donc inapte au bonheur.
Accepter les choses sans jugement, ne veux pas dire se résigner, mais observer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas, afin d’adapter au mieux nos actions et prendre les bonnes décisions qui s’imposent avec un esprit calme et serein.
Je viens de parler d’attachement et je crois que c’est là le nœud du problème. Désirer une chose sans attachement c’est accepter pouvoir la perdre sans en souffrir. Le bonheur est en nous, et il nous faut juste, si je puis dire, découvrir les voiles de notre ignorance pour le révéler.
L’ignorance ne veut pas dire que nous sommes sots. Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont mais telles que nous les construisons à travers le prisme de notre mental, formatées par notre éducation et nos expériences auxquelles nous nous identifions et attribuons une solide réalité.
Nous ne sommes pas ce que nous croyons être, car nous nous identifions à notre moi et nous nous y attachons alors qu’il n’est qu’une illusion. Nous sommes dans la caverne de Platon. Car même si la situation n’est pas idéale, nous nous en accommodons autant que faire se peut. On se dit que c’est la vie et on ne cherche pas à regarder ailleurs, ni même à ouvrir les yeux pour changer notre vision du monde. La seule question à se poser est : et si les choses étaient comme elle doivent être ?
Juste merci Robert et l’article au dessus